Porté par le succès de son livre, de Villiers n'exclut rien pour 2017

Publié le par Michel

Porté par le succès de son livre, de Villiers n'exclut rien pour 2017

Philippe de Villiers descendant les marches de l'Élysée en 2014. Pourrait-il les remonter en 2017 en cas de candidature à la présidentielle ?

          « Jamais deux sans trois. » Ce n'est pas un proverbe spécialement politique, mais Philippe de Villiers pourrait bien illustrer la maxime en 2017. Candidat en 1995 (4,7 %) et en 2007 (2,2 %), l'ancien président du conseil général de Vendée confie dans Le Parisien qu'il n'exclut rien pour la présidentielle. « J'ai été un homme politique. Je n'ai aucune envie de le redevenir. Je ne veux pas passer pour un combinard qui prépare son retour », prévient-il, avant d'apporter un « mais » lourd de sens. « Mais on ne peut jamais être définitif. Il ne faut jamais dire jamais […]. Pour 2017, je n'exclus rien si les événements deviennent à ce point dramatiques. » Et de prévenir : « Si le succès de mon livre est tel que mon devoir est de revenir dans l'arène, on verra bien. » Des déjeuners avec Éric Zemmour et Patrick Buisson Il faut dire que Philippe de Villiers a le vent en poupe. Éloigné depuis 2010 de la vie politique, le fondateur du Puy du Fou a publié Le Moment est venu de dire ce que j'ai vu (chez Albin Michel), ouvrage où il revient sur sa carrière et envoie quelques piques sur le personnel politique. Il a déjà vendu 70 000 exemplaires, selon les chiffres de l'institut GfK. « Je ne m'y attendais pas. C'est un livre d'entrailles écrit avec une plume de feu. Mais quand un ouvrage dépasse un certain nombre d'exemplaires, c'est qu'il quitte les beaux quartiers pour entrer dans les bistrots […]. Cela devient un phénomène de société », se réjouit-il. Ce succès lui permet de parcourir la France pour des séances d'autographe et des réunions publiques. Une sorte de campagne préélectorale renforcée par des déjeuners réguliers avec Patrick Buisson, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, et l'éditorialiste Éric Zemmour. « Ils développent une vision originale de la société française », signale-t-il dans Le Parisien.

Enfin, le président du Mouvement pour la France peut compter sur le retour des idées souverainistes dans le débat public qu'il a longtemps défendues avec Charles Pasqua ou Philippe Séguin, notamment lors du référendum sur l'euro en 1992 ou lors des Européennes 1999. « Le clivage d'aujourd'hui, ce n'est plus la droite contre la gauche. C'est souverainisme contre mondialisme », prévient-il. Dans son ouvrage, il explique avoir "eu raison avant tout le monde" sur l'Europe, l'euro ou l'immigration. Si les planètes politiques semblent alignées, reste encore à savoir si Philippe de Villers souhaite franchir le pas et s'exposer de nouveau. Et si cette offre électorale n'est déjà pas suffisamment préemptée par le Front national de Marine Le Pen.

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