Philippe de Villiers : "Les choses sont simples : il y a d’un côté le souverainisme, de l’autre côté le mondialisme"

Publié le par Michel

Philippe de Villiers : "Les choses sont simples : il y a d’un côté le souverainisme, de l’autre côté le mondialisme"

Philippe de Villiers réagit aux élections régionales dans une interview :

Sans-titre"Je ne suis pas un expert des courants électoraux, je fais simplement une analyse à ma hauteur, en étant aujourd’hui à l’extérieur de l’arène. Les choses sont simples : il y a d’un côté le souverainisme, de l’autre côté le mondialisme. Le souverainisme, c’est l’idée que rien ne peut se faire sans la souveraineté nationale, un pays qui perd sa souveraineté et son identité meurt. Or, les Français ne veulent pas mourir. La France est menacée de disparaitre – menacée à l’extérieur et menacée à l’intérieur – submergée de l’extérieur et effondrée de l’intérieur. Et la France est menacée à la fois de perdre sa souveraineté et son identité, et de devenir une société multiculturelle. Tout ce qu’ont fait les politiciens depuis trente ans, depuis le Traité de Maastricht, aujourd’hui est désavoué. Et Marine Le Pen et le Front national sont la traduction politique de la souffrance identitaire des Français, les Français qui ont un sentiment de dépossession d’eux-mêmes. Alors il y a d’un côté un vote souverainiste qui s’incarne dans le FN et un petit peu dans Debout la France, et de l’autre côté un vote mondialiste qui s’exprime dans la droite et la gauche qui sont libérales, atlantistes, mondialistes. Il y a une chose intéressante : Les Républicains et le Parti socialiste (PS) commencent à discuter de désistement entre eux. Cela montre bien qu’en fait rien ne les sépare. Et je pense que, comme il est écrit dans mon livre, « la classe politique va connaître le chaos » RT France : En quoi la France sera-t-elle changée après ces résultats des régionales tels qu’on les a vu apparaître au soir de ce premier tour des régionales ? Je pense que c’est la fin de toute une classe politique, d’une classe politique qui était à la fois mondialiste et européiste. Et c’est aussi l’émergence du souverainisme tel que je l’ai vécu lorsque je faisais de la politique. Enfin on va revenir à des notions essentielles qui reposent sur la souveraineté de la France. Philippe Carhon

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