« L’Europe est devenue la cinquante et unième étoile du drapeau américain. »

Publié le par Michel

 

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Philippe de Villiers de retour de Yalta en Russie où il a rencontré Vladimir Poutine pour un accord de plusieurs implantations de parcs d’attraction culturels de style Puy-du-Fou, a donné une interview à Figarovox, dont voici les principaux extraits:

 « l’avenir de l’Europe ne doit pas s’écrire sur le continent américain, mais sur le continent européen. L’Europe ne peut pas se faire sans la Russie. Il a cité l’expression du général de Gaulle, «l’Europe de l’Atlantique à l’Oural», une Europe de forme confédérale qui respecte les souverainetés. »

« Je n’ai fait que répéter ce que j’entends tous les jours autour de moi en France dans les milieux populaires, cette phrase qui revient dans la bouche des gens de bon sens: «Il faudrait aujourd’hui en France un gars comme Poutine à la place de Hollande!».

« Vladimir Poutine est un chef d’État élu avec 63 % des suffrages, de manière démocratique. Et j’ai pu mesurer son immense popularité, que ce soit à Moscou ou en Crimée durant les jours passés là-bas. Quant à la question des droits de l’homme, Vladimir Poutine a exprimé des réticences devant les excentricités des Femen et la propagande de l’homosexualité. C’est la raison pour laquelle tous les chefs d’État occidentaux ont refusé d’aller aux Jeux olympiques de Sotchi et c’est absurde! Le président Poutine ne veut pas donner la Russie aux Femen et à l’Otan, on le comprend. L’Amérique ne se comporte pas d’une manière raisonnable. Elle veut «otaniser» le monde entier et met le feu partout. Ce qu’elle désire, ce n’est pas seulement l’Ukraine dans l’Otan, c’est aussi abattre Poutine pour prendre la Russie et y installer son idéologie multiculturaliste, mondialiste et consumériste. Elle veut imposer son modèle de société, en particulier aux pays enracinés qui lui résistent. »

« Une députée socialiste a dit que j’agissais contre l’Europe. Je lui réponds que j’agis pour la paix et l’amitié franco-russe, mais que hélas l’Europe aujourd’hui n’agit pas pour elle-même, mais pour la politique américaine sous l’impulsion de José Emmanuel Barroso, Herman Van Rompuy et François Hollande. L’Europe est devenue la cinquante et unième étoile du drapeau américain. J’accuse l’Amérique de chercher la guerre partout dans le monde parce qu’elle y voit la seule solution d’écluser sa dette monstrueuse due au mondialisme de ses dirigeants. »

« Certains partis néonazis ukrainiens qui, aujourd’hui, mènent la danse, l’accusent sans aucun élément de preuve de financer la rébellion prorusse à Donetsk. C’est absolument faux. Konstantin Malofeev dépense son argent à créer une chaîne humanitaire en Russie pour distribuer des médicaments et préparer des hôpitaux de campagne pour les nombreux Russes réfugiés qui ont fui l’Ukraine. C’est cet acte de solidarité que les dirigeants européens appellent soutien aux séparatistes. Konstantin est très connu en Russie pour sa générosité en faveur des familles réfugiées, mais aussi des enfants orphelins. On lui reproche aussi d’aimer les tsars et de préférer Nicolas II à Staline. Décidément, il y a encore des nostalgiques de la terreur soviétique! »

« Tout ce que je vous dis relève de la survie de notre civilisation. Il n’y a pas besoin pour mener ce combat d’aller quémander un picotin électoral. Ma notoriété me permet de dire ce que j’ai le devoir de dire. Mais la politique active aujourd’hui me donne la nausée comme à beaucoup de Français. Le milieu politique, qui a perdu le goût et le sens des idées, le goût et le sens de la France, est devenu un cloaque irrespirable. C’est un combat de petits coqs sur un tas de fumier. Je n’ai pas envie de retourner dans cette basse-cour. Laissons les coqs chanter. Vive l’amitié franco-russe! »

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