Philippe de Villiers, "François Hollande doit démissionner"

Publié le par Michel

Dans un communiqué de presse, Philippe de Villiers, président du MPF, estime que "si François Hollande reportait la livraison du premier bateau de projection et de commandement de type MISTRAL, il poserait un acte de trahison vis-à-vis de la France et commettrait trois erreurs graves."

  • Par Fabienne Béranger
  • Publié le 05/09/2014 | 09:39
Le Vladivostok à quai à Saint-Nazaire © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

Selon le président du Mouvement pour la France, en reportant cette livraison, le président Hollande "obligerait la France à trahir sa parole et sa signature, ce qui décrédibiliserait notre pays devant le monde entier, et affaiblirait notre industrie de défense en mettant en risque les grands contrats tels que le projet de vente de Rafales à l'Inde."

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François Hollande poserait cet acte absurde et grave au moment même où, malgré la pression américaine et la position atlantiste et totalement soumise de l'Europe, Porochenko et Vladimir Poutine sont en train de parvenir à un accord de cessez-le-feu qui doit être signé vendredi et qui ouvre la voie à une solution diplomatique et politique à la crise !" ajoute Philippe de Villiers.

Le millier d'emplois lié aux contrats de fourniture des Mistral serait également "mis en danger par une telle décision, c'est toute l'industrie française à Moscou qui risquerait d'en subir les conséquences au moment même où notre industrie est parvenue à développer durablement ses activités en Russie dans un climat de confiance, créant, entre les 1200 entreprises françaises présentes sur le territoire russe, près de 100 000 emplois indirects en France générés par les projets russes de la France."

Philippe de Villiers termine son communiqué de presse en insistant sur le fait que "François Hollande doit démissionner."

Le Vladivostok, premier navire de guerre de type Mistral construit pour la Russie, devait être livré fin octobre. Dans quelques jours, il était prévu que les 400 marins russes, en formation depuis juin à Saint-Nazaire, fassent leurs premiers essais en mers à bord du bateau.

Mais mercredi, l'Élysée a déclaré que les conditions pour que la France autorise la livraison du premier navire Mistral à la Russie n'étaient "pas à ce jour réunies".

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